La guerre de succession d'Espagne
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Lorsque Charles II meurt le 1er novembre 1700, toute l’Europe retient son souffle dans l’attente de l’ouverture de son testament. Charles, 6ème roi de la dynastie des Habsbourg d’Espagne, règne sur un empire qui s’étend sur trois continents (Asie, Amérique et Europe). Sur le vieux continent, il intègre les Pays-Bas et une grande partie de l’Italie. Le choix en faveur de Philippe d’Anjou, son petit-neveu, va entrainer une levée de boucliers dans toute l’Europe. Philippe est également le petit-fils de Louis XIV et la formation d’un bloc franco-espagnol en Europe, mais aussi en Amérique, cristallise les oppositions.
Une coalition va se former menée principalement par trois états : l’Empire, pour qui le successeur d’un Habsbourg doit être un Habsbourg, l’Angleterre, au titre de l’équilibre des nations en Europe et de ses intérêts commerciaux et les Provinces-Unies, qui craignent l’impérialisme de Louis XIV. Deux très brillants généraux, le duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie vont mener les armées coalisées.
La guerre va se dérouler sur plusieurs théâtres : principalement dans la péninsule ibérique, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas.
En Espagne, les premières décisions du gouvernement du nouveau Philippe V provoquent une quasi-sécession de l’est du royaume : l’Aragon et le royaume de Valence qui voient leurs privilèges remis en question et la Catalogne qui rêve d’indépendance. Cependant, malgré d’importants succès militaires, dont la prise de Gibraltar et des Baléares, la tentative des coalisés d’imposer Charles de Habsbourg comme roi d’Espagne fait long feu. Un roi imposé par des armées étrangères, essentiellement protestantes, suscite un rejet général de la très catholique Espagne. En 1708, Philippe V peut commencer la reconquête des territoires sécessionnistes.
Sur les autres fronts européens cependant, Louis XIV va enchainer les désastres de 1705 à 1708 (Blenheim, Ramillies, Audenarde, Turin,…). Au début de 1709, tous les territoires espagnols des Pays-Bas et d’Italie sont définitivement perdus. À cela s’ajoute un hiver glacial, qui entraîne une famine catastrophique dans le royaume. Louis XIV est au bord de la capitulation mais refuse de se retourner contre son petit-fils comme l’exigent les alliés.
Ceux-ci engagent donc une nouvelle campagne en 1709, visant à s’ouvrir la route de Paris. Le maréchal de Villars rassemble une nouvelle armée et affronte les alliés à Malplaquet sur la frontière nord-est du royaume. La bataille est un bain de sang mais, même si les Français abandonnent le terrain à la fin de la journée, les pertes, beaucoup plus importantes chez les coalisés, leur sont insupportables. Le parlement anglais s’en émeut et refuse de continuer à financer une guerre qui risque de s’éterniser. Des négociations sont alors engagées avec Louis XIV.
Mais il faudra quelques autres succès militaires des Bourbons (Denain, Villaviciosa) pour qu’elles aboutissent. En 1713 et 1714 sont signés les traités d’Utrecht et de Rastatt, qui clôturent définitivement la guerre.
Au titre de ces traités, l’Espagne devient une puissance secondaire, réduite, en Europe, aux territoires ibériques. De plus, un Bourbon de France ne pourra pas accéder au trône d’Espagne, et inversement. l’Angleterre monte en puissance et l’Empire s’accroit des territoires européens autrefois espagnols. Quelques acteurs secondaires commencent leur ascension sur la scène européenne (Prusse, Savoie, Hanovre, …). Et le 11 septembre 1714, Philippe V donne le coup de grâce à la tentative d’indépendance catalane, en reprenant Barcelone, abandonnée par ses alliés.
Une coalition va se former menée principalement par trois états : l’Empire, pour qui le successeur d’un Habsbourg doit être un Habsbourg, l’Angleterre, au titre de l’équilibre des nations en Europe et de ses intérêts commerciaux et les Provinces-Unies, qui craignent l’impérialisme de Louis XIV. Deux très brillants généraux, le duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie vont mener les armées coalisées.
La guerre va se dérouler sur plusieurs théâtres : principalement dans la péninsule ibérique, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas.
En Espagne, les premières décisions du gouvernement du nouveau Philippe V provoquent une quasi-sécession de l’est du royaume : l’Aragon et le royaume de Valence qui voient leurs privilèges remis en question et la Catalogne qui rêve d’indépendance. Cependant, malgré d’importants succès militaires, dont la prise de Gibraltar et des Baléares, la tentative des coalisés d’imposer Charles de Habsbourg comme roi d’Espagne fait long feu. Un roi imposé par des armées étrangères, essentiellement protestantes, suscite un rejet général de la très catholique Espagne. En 1708, Philippe V peut commencer la reconquête des territoires sécessionnistes.
Sur les autres fronts européens cependant, Louis XIV va enchainer les désastres de 1705 à 1708 (Blenheim, Ramillies, Audenarde, Turin,…). Au début de 1709, tous les territoires espagnols des Pays-Bas et d’Italie sont définitivement perdus. À cela s’ajoute un hiver glacial, qui entraîne une famine catastrophique dans le royaume. Louis XIV est au bord de la capitulation mais refuse de se retourner contre son petit-fils comme l’exigent les alliés.
Ceux-ci engagent donc une nouvelle campagne en 1709, visant à s’ouvrir la route de Paris. Le maréchal de Villars rassemble une nouvelle armée et affronte les alliés à Malplaquet sur la frontière nord-est du royaume. La bataille est un bain de sang mais, même si les Français abandonnent le terrain à la fin de la journée, les pertes, beaucoup plus importantes chez les coalisés, leur sont insupportables. Le parlement anglais s’en émeut et refuse de continuer à financer une guerre qui risque de s’éterniser. Des négociations sont alors engagées avec Louis XIV.
Mais il faudra quelques autres succès militaires des Bourbons (Denain, Villaviciosa) pour qu’elles aboutissent. En 1713 et 1714 sont signés les traités d’Utrecht et de Rastatt, qui clôturent définitivement la guerre.
Au titre de ces traités, l’Espagne devient une puissance secondaire, réduite, en Europe, aux territoires ibériques. De plus, un Bourbon de France ne pourra pas accéder au trône d’Espagne, et inversement. l’Angleterre monte en puissance et l’Empire s’accroit des territoires européens autrefois espagnols. Quelques acteurs secondaires commencent leur ascension sur la scène européenne (Prusse, Savoie, Hanovre, …). Et le 11 septembre 1714, Philippe V donne le coup de grâce à la tentative d’indépendance catalane, en reprenant Barcelone, abandonnée par ses alliés.
Le diaporama de la conférence

